AKA HA MURASAKI

Compagnie Dju-Dju

samedi 25 juillet 2026 - 19h30
Stabule - Entrée libre

Un parcours introspectif en quête de liberté

La pièce donne à voir l’émergence d’un être indéfini, engagé dans une lente mue. Comme un serpent quittant son ancienne peau, il se défait progressivement de ce qui l’enveloppe. Ses membres, antennes sensibles tendues vers l’inconnu, explorent l’espace, éprouvent les limites, reconnaissent le terrain avant d’oser s’y inscrire pleinement.
Dans une atmosphère dense, presque suffocante, le corps se cherche et se transforme. Chaque mouvement participe à cette métamorphose patiente. Peu à peu, il conquiert la verticalité, non comme une rupture, mais comme l’aboutissement d’un processus intérieur. Son visage demeure pourtant recouvert d’un masque, ultime membrane entre soi et le monde, dernière trace de l’enveloppe ancienne.
Il lui faudra consentir à l’abandon de ce voile, accepter la vulnérabilité qu’implique toute révélation, pour s’ouvrir pleinement. Alors se dessine un chemin, non tracé d’avance, mais conquis pas à pas, vers un espace plus vaste, vers une liberté éprouvée et choisie.
Traversée intime et universelle, ce solo évoque la quête identitaire comme un mouvement continu de transformation. Il invite le spectateur à reconnaître en lui-même ces passages nécessaires, ces peaux successives que l’on quitte pour avancer, et cette marche obstinée vers une forme d’émancipation.

Chorégraphie et interprétation Paco ESTEREZ
Accompagnement chorégraphique
Sophie GAMBA LAUTIER

Partenariat
MJC du Laü (Pau),
La Fazenda (Combourg) CDAC Elijah (Ouidah-Bénin)