« Gaua »

Cie Ibawa

dimanche 7 juin 2026
Bergerie de Soffin - Entrée libre

Le collectif émergent IBAWA co-fondé par Adélaide Daraspe (direction et production), Lou Cisnal, AmélieDelaunay, Elisa Picq et Marine Postel, chorégraphes et danseur.euses, est né autour de GAUA, une création imaginée en réponse à une commande de la ville d’Hendaye. Cette pièce, présentée lors du festival « Gau Beltza » en octobre 2024, s’intéresse à la figure de la sorgin et aux récits de sorcellerie ancrés dans l’histoire et les imaginaires du Pays-Basque.
« Malgré les nombreuses interdictions et les innombrables obstacles qui leur furent imposés, les femmes dansaient. Pendant longtemps, les autorités civiles et religieuses ont tout fait pour les éliminer des espaces publics. (…) Les femmes dansaient, mais pour cela, elles devaient affronter interdictions, obstacles, exclusions, sanctions et attaques.» 
(Sources : sites de l’Institut Culturel Basque – Exposition Soka, regards sur la danse basque)

Le projet Gaua s’inscrit dans cette mémoire collective. Il cherche à faire résonner, par le mouvement, un pan oublié ou invisibilisé de l’histoire du pays basque celui de la résistance des femmes, leur liberté, leur force et la manière dont leurs corps furent contraints, marginalisés, puis réaffirmés dans l’espace public. 

Notre démarche chorégraphique part de cette volonté d‘explorer l’histoire à travers le corps : Comment incarner un passé lourd de silence ? Comment relier les récits de luttes à ce que nous vivons aujourd’hui, en tant que jeunes femmes artistes ? 
Inspirées par les rituels, les rassemblements populaires, les figures des sorginaks (sorcière basques) et les gestes du quotidien, nous travaillons à une écriture physique et sensible, nourrie pas l’écoute, l’engagement, la pulsation collective.

“GAUA”- la nuit – en basque – est un territoire d’ombres, de murmures, de luttes enfouies. À travers cette pièce, quatre interprètes évoquent les figures de celles qui, au fil des siècles, ont dansé envers et contre tout. Dans le sillage des femmes basques, que l’on a voulu invisibiliser, interdire, punir pour avoir dansé sur la place publique, elles font résonner les corps d’aujourd’hui. Portée par une mémoire collective et une écriture chorégraphique engagée, GAUA est un hommage aux danses de résistance, à la sororité, à la nécessité de se mouvoir librement.